Le bon vivant avec Julio Mendy, DJ, radio host, serveur, cuisinier et tout le reste

Updated: Nov 26, 2020

Dahls’’ présente une courte série d’entretiens avec des artisans et collaborateurs, mais surtout des amis inspirants avec qui on avait envie d’échanger sur leurs passions respectives et sur l’avenir de leur métier en temps de pandémie.


J’ai retrouvé Julio chez lui avec Bruno et son appareil pour prendre en photo notre veste de travail : celle en coton bleu qui plaît tant et dont on me parle si souvent. Ce moment passé avec eux fut tout sauf une séance de travail. Je connais Bruno depuis plus d’une dizaine d’années; je le croisais à Paris avant même qu’il ne s’installe au Québec, et j’ai connu Julio alors qu’il officiait en cuisine à Sardine, petit mais ô combien magique restaurant du Mile End du début des années 2010. On y retrouvait entre autres Aaron Langille du Diplomate, Alex Landry aujourd’hui à Vin Mon Lapin ou encore David Schmidt, derrière de nombreux projets depuis (Datcha, Kabinet).




Il faut dire que notre premier shooting tablier ensemble date de 2013! De l’eau a depuis coulé sous les ponts, nous sommes tous restés amis, et nous avons tous (pris de la bouteille) fait notre bonhomme de chemin. Julio, à l’époque en cuisine (chemin naturel, c’est sa formation !) est un touche-à-tout. Tour à tour second de cuisine (feu Orange Rouge), puis barman (Mal Nécessaire), serveur (Elena). Cela pourrait suffire, si ce n’était de sa passion pour la fripe et la musique. Grand audiophile, il est aussi DJ, et si vous ne l’avez pas vu sur scène, il y a de fortes chances que vous ayez entendu une de ses playlists dans votre restaurant favori.


«J’ai toujours eu plusieurs centres d'intérêt depuis le plus jeune âge, et j’ai eu la chance d’avoir été élevé dans une communauté très diverse» - Il a grandi à Toulon, dans le sud de la France. «Pour moi, je répète le même schéma depuis ces années : c’est la rencontre du monde inspirant qui me donne envie d’essayer de nouvelles choses et d’approfondir mes connaissances», nous explique-t-il.




Et pourquoi pas, un nouveau projet



Cela l’a conduit tout récemment à co-créer et co-animer le balado Bulletin des Cousins avec Gayance, qui traite de culture contemporaine noire. Tout y passe : de la musique au cinéma, à la représentation des diasporas noires au Québec, avec ou sans invité.


Ce cumul d’activités lui semble naturel : «Mon approche est très spontanée, j’aime faire les choses pour le plaisir de les faire, j’ai besoin d'être stimulé mentalement, c’est la seule règle que je m’impose. Il y a toujours quelque chose d’excitant à l'idée de présenter un projet ou les recherches qui précèdent, pour moi cette période est la plus magique. Trouver une direction et une voix singulière, une texture musicale, une ambiance.»


C’est avec un grand sourire qu’il nous parle de ses années restos (nous avons d'ailleurs travaillé ensemble à l'ouverture d'Orange Rouge, malheureusement victime de la pandémie ce printemps), de ses gaffes “J’ai accidentellement, et plusieurs fois, heurté une cliente avec le coin d’une table que je déplaçais, j’ai aussi fait tomber 200 assiettes presque prêtes à être envoyées lors d'un mariage...”, de ses anecdotes de DJ (quitter la soirée ou tu mixes avec les invités pour les ambiancer ailleurs, vraiment ?), de son amour pour la mode, et de ce podcast qui lui tient à coeur. 10 épisodes dans la boîte et disponible sur les plateformes classiques d'écoute, et d'autres en cours, j'ai hâte et je dois avouer que je suis un fidèle. Bien que les sujets ne soient pas forcément ce qui me plaît le plus, c'Est toujours un plaisir de les écouter et d'apprendre.



Oiseau de nuit


Quant aux drôles de mois que nous vivons, ils auront été révélateurs pour lui : «Toutes mes activités gravitent autour du secteur de la nuit. Je suis un homme d’action, rester à la maison aussi longtemps était quelque chose d'étrange au début, mais en même temps ça m'a fait énormément de bien». Il aura pu se recentrer sur lui-même, prendre du temps tellement rare pour un oiseau de nuit.


Cela lui a permis de prendre le temps de penser à d’autres formes d’expressions (le podcast a été lancé en septembre), et de se concentrer sur sa passion, la musique, et à la façon dont elle peut se mêler au monde - pas si différent - de la restauration. Il y a une grande accessibilité et une certaine proximité des artistes et des acteurs de ces deux mondes.


Il souhaite d’ailleurs nous présenter Philippe Minkoue : «C’est un jeune agro biologiste qui m’a beaucoup inspiré ces derniers temps sur la pousse des légumes et les autres bienfaits d’inclure plus d’aliments à base de plantes dans ma vie. Il a une compagnie de micro-pousses qui livre à domicile, ça s’appelle Nino Verde».



Amateur de mode et de textile, il nous rappelle qu’il possède un tablier Dahls” en denim rayé (sorti uniquement en 2013), que je me souviens l’avoir vu porté lors du premier festival de cuisine Omnivore à Montréal (à la SAT), ainsi que quelques accessoires, dont une petite pochette en canvas faite avec les chutes de tissu des tabliers. «J’ai une relation particulière avec Dahls” nous rappelle-t-il, «j’ai adopté le produit dès le premier contact. J’aime les matériaux utilisés, on est content quand c’est neuf, mais j’aime aussi voir les différents pièces que je possède vieillir».


Tout comme notre tablier, la veste de travail vieillit franchement bien. Neuve, propre, c’est un produit qui plaît. Mais pour celui qui la porte, qui la vit et qui l’use, elle est presque comme une seconde peau. Elle est disponible en précommande et en quantité très limitée ICI.

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